Les histoires de Papi Moto


Mes livres s'adressent à  des enfants de 3 à 9 ans. Mes textes, mélangent humour, poésie, et fantastique à des  "doses variables"  selon l'histoire. Plusieurs ont été lus et  mis en musique  par Elodie Fondacci sur Radio Classique il y a quelques temps. 

Pour ceux qui en douteraient, les histoires pour enfants sont bien plus que de simples histoires ayant pour seul rôle d’être divertissantes. Qu’il s’agisse des classiques, ‘‘Petit chaperon rouge’’, ‘‘Petit Poucet’’ et autre ‘‘Belle au bois dormant’’ ou d’histoires plus modernes, comme les miennes, elles occupent un place indispensable dans la vie de l’enfant et son évolution.

         Tout d’abord elles sont un moment d’échange privilégié et de partage entre l’enfant et l’adulte qui lit ou raconte l’histoire.

         Par ailleurs, ces histoires et les personnages qui les composent, décrivent et racontent de quoi toucher les enfants au plus profond d’eux-mêmes. Ces histoires sont en fait des outils d’apprentissage émotionnel. De la même façon qu’un enfant apprend à marcher, courir, sauter, faire du vélo ou grimper sur une chaise pour attraper les confitures, il va également apprendre à éprouver des émotions. Que les personnages soient effrayants, ou drôles ou gentils et rassurants ou bien encore détestables et méchants ou ce héros qui vient à bout de toutes les épreuves, tous sont nécessaires à faire découvrir à l’enfant la palette des émotions à sa disposition et qu’il va peu à peu apprendre à maîtriser. Les enfants aiment les histoires qui font peur pour apprendre à avoir peur et à vaincre cette peur qui n’est pas celle d’un vrai danger.

En plus de découvrir des représentations simples du bien et du mal,  il va reconnaître sa propre situation dans celle de certains personnages ou imaginer des aventures comparables aux leurs.

Dans son ouvrage ‘‘Psychanalyse des contes de fée’’, Bruno Bettelheim (pédagogue et psychanalyste américain) écrit : ‘‘Les contes permettent à l’enfant de s’identifier à des héros qui ont  les mêmes problèmes et auxquels ils trouvent des solutions puisque la fin est toujours heureuse’’.

C’est dire que chaque enfant aura une représentation différente de l’histoire qu’on lui raconte, en fonction de  son état d’esprit du moment, de son histoire personnelle, de sa maturité, de ses capacités de compréhension.

Une histoire apprend également la notion de permanence. Elle reste le même qu’on la lise à la maison ou chez Mamie, et l’enfant nous rappelle au texte si on a le malheur d’y changer quelque chose parce qu’il le connait par cœur.

 Les (bonnes) histoires l’aident à progresser sur le terrain de la réflexion logique puisqu’il y a toujours un début et une fin à une histoire. Ecouter une histoire développe aussi l’attention : l’enfant doit être concentré pour comprendre le déroulement et le rôle des personnages.

Voilà pourquoi la (bonne) littérature pour enfants est  importante, parce qu’elle les aide à grandir à se construire et à devenir des adultes. Elle leur apprend la vie.

 

 La confiance des professionnels et la fidélité de mes lecteurs me laissent croire que mes histoires sont de bonnes histoires. Je fais tout pour ça. Aux règles énoncées plus haut, j’en ajouterai, une autre : respecter les codes du monde imaginaire dans lequel évoluent les personnages. Exemple : Léo et le fantôme : Léo va aider un fantôme à se débarrasser de son hoquet : ce qui fonctionne pour nous ne peut pas être utilisé pour un fantôme si on respecte les codes des fantômes :on ne peut pas faire peur à un fantôme, ni lui faire boire un verre d’eau sans respirer etc…

 

  Aussi attachants que soient les personnages, et les aventures excitantes qu’ils vont vivre, vient le moment où l’histoire se termine. Si elle est une bonne histoire, elle va continuer à vivre dans l’imagination, même après le mot fin.  Une bonne histoire ne se termine pas quand on a refermé le livre. A ce moment-là, c’est une autre histoire qui commence, mais pas celle de l’auteur, celle du lecteur.

 

Bonne lecture.